Livret, PEA, assurance-vie, PER : 7 repères pour choisir
Livret, PEA, assurance-vie, PER, compte-titres : chaque enveloppe a sa durée, sa fiscalité et son horizon. Sept repères pour savoir laquelle fait quoi, avant de choisir ce qu’on y met.
Pour quiLes épargnants qui hésitent entre plusieurs enveloppes, et ceux qui en ont ouvert sans savoir ce qui les distingue.
7 points pour comprendre le sujet
Les livrets réglementés
Garantis, disponibles, sans impôt : la place de la réserve de précaution, pas celle du long terme.
Le Livret A est plafonné à 22 950 €, le LDDS à 12 000 €. L’un et l’autre sont garantis par l’État et disponibles à tout moment. Leurs intérêts échappent à l’impôt et aux prélèvements sociaux.
Le livret d’épargne populaire, réservé aux revenus modestes, rapporte davantage, jusqu’à 10 000 € en 2026. Le taux de ces livrets est fixé par l’État et revu deux fois par an.
Ce que ça coûte Un seul livret de chaque type par personne ; l’ouverture est gratuite et se fait dans toute banque qui le propose.
- Pour qui
- Tout le monde, pour la réserve de précaution et les projets à moins de deux ans.
- Ce que ça change
- L’argent disponible évite le crédit et le découvert ; au-delà de la réserve, il perd du pouvoir d’achat sur la durée quand son rendement net reste sous l’inflation.
- Peut-on revenir en arrière
- Retrait à tout moment, sans frais ni impôt ; les intérêts se calculent par quinzaine.
CMF art. L.221-1 · CMF art. L.221-13 · CMF art. L.221-27
Le PEA
Des actions européennes, et des gains sans impôt sur le revenu après cinq ans ; le compteur part à l’ouverture.
Le plan d’épargne en actions reçoit jusqu’à 150 000 € de versements, investis en actions et fonds européens.
Après cinq ans, les retraits sont exonérés d’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux, 18,6 % en 2026, restent dus, et un retrait ne ferme plus le plan.
Avant cinq ans, un retrait clôture en principe le plan et les gains sont taxés ; la loi garde le plan ouvert en cas de licenciement, d’invalidité, de retraite anticipée ou de création d’entreprise, et exonère d’impôt sur le revenu le retrait affecté à cette création. La date qui compte est celle de l’ouverture, c’est-à-dire du premier versement, et non celle de chaque versement.
Ce que ça coûte Un seul PEA par personne, deux par couple ; frais de courtage et de garde plafonnés par la loi.
- Pour qui
- Les épargnants qui acceptent les variations des marchés pour un horizon de cinq ans et plus.
- Ce que ça change
- Sur 20 000 € de gains, la sortie après cinq ans coûte environ 3 700 € de prélèvements en 2026. Sur un compte-titres, au taux de 31,4 %, ce serait près de 6 300 €.
- Peut-on revenir en arrière
- Le retrait est possible à tout moment. Avant cinq ans, il ferme le plan, sauf cas prévus comme un licenciement ou une invalidité.
CMF art. L.221-30 · CMF art. L.221-32 · CGI art. 150-0 A
L’assurance-vie
Une enveloppe aux supports variés selon le contrat, une fiscalité qui s’adoucit à huit ans, et une transmission à part.
L’assurance-vie accueille des fonds en euros garantis et des unités de compte, sans plafond.
Après huit ans, les gains retirés bénéficient chaque année d’un abattement. Il est de 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple marié ou pacsé imposé en commun. Au-delà, un taux réduit de 7,5 % s’applique, tant que les versements restent sous 150 000 €.
Les prélèvements sociaux restent à 17,2 % en 2026, contre 18,6 % sur un compte-titres.
Au décès, le capital va aux bénéficiaires désignés, hors succession. Chacun reçoit 152 500 € sans taxe, pour les versements avant 70 ans.
Ce que ça coûte Frais d’entrée, de gestion et d’arbitrage variables selon les contrats, et indiqués dans leur document d’information.
- Pour qui
- Tous les épargnants, pour un projet à moyen terme comme pour préparer une transmission.
- Ce que ça change
- Ouvrir tôt, même avec peu, fait courir les huit ans. Les versements avant 70 ans transmettent plus, sans droits, à chaque bénéficiaire.
- Peut-on revenir en arrière
- Rachat partiel ou total à tout moment ; avance possible sans fermer le contrat.
CGI art. 125-0 A · CGI art. 990 I · C. assur. art. L.132-12
Le PER
Déductible à l’entrée, imposé à la sortie, bloqué jusqu’à la retraite : un pari sur le taux d’imposition futur.
Les versements volontaires sur un plan d’épargne retraite se déduisent du revenu imposable. La limite est d’un dixième des revenus professionnels de l’année précédente. Elle va d’un minimum d’environ 4 700 € à un plafond de près de 37 700 € en 2026.
Le plafond non utilisé depuis 2026 se reporte sur les cinq années suivantes.
À la retraite, un retrait en capital est imposé : les versements déduits au barème, les gains à 31,4 %. Une rente issue de versements déduits est imposée comme une pension.
Depuis 2026, les versements faits à partir de 70 ans ne sont plus déductibles.
Ce que ça coûte Le déblocage anticipé est possible pour l’achat de la résidence principale ou en cas d’accident de la vie. Les frais de gestion varient d’un plan à l’autre.
- Pour qui
- Les contribuables imposés à 30 % ou plus, qui attendent un taux plus bas à la retraite.
- Ce que ça change
- Pour 5 000 € versés par un foyer imposé à 30 %, l’impôt baisse de 1 500 € l’année du versement. La sortie sera taxée, à un taux qui dépend des revenus d’alors.
- Peut-on revenir en arrière
- L’argent reste bloqué jusqu’au départ en retraite, ou jusqu’à l’âge légal de départ s’il est atteint avant, hors cas de déblocage anticipé. La déduction, elle, peut être refusée à l’entrée pour alléger la sortie.
CGI art. 163 quatervicies · CMF art. L.224-1 · CMF art. L.224-4 · Loi n° 2026-103 du 19 février 2026
Le compte-titres
Sans plafond ni contrainte, tout est possible ; chaque gain encaissé ou réalisé paie 31,4 % en 2026, ou le barème sur option.
Le compte-titres ordinaire accueille toutes les valeurs, françaises ou étrangères, sans plafond ni durée.
Dividendes, intérêts et plus-values réalisées à la vente sont taxés au taux forfaitaire de 31,4 %, dont 18,6 % de prélèvements sociaux en 2026. Sur option globale, ils passent au barème progressif, avec un abattement de 40 % sur les dividendes éligibles.
Les moins-values s’imputent sur les plus-values de l’année et des dix suivantes.
Ce que ça coûte Frais de courtage et de garde libres ; l’option pour le barème vaut pour l’ensemble des revenus et plus-values du foyer soumis au prélèvement forfaitaire dans l’année.
- Pour qui
- Les épargnants qui veulent investir hors d’Europe, ou au-delà des plafonds du PEA.
- Ce que ça change
- La liberté se paie : à gains égaux, le compte-titres coûte 12,8 points d’impôt de plus qu’un PEA de plus de cinq ans.
- Peut-on revenir en arrière
- Vente et retrait à tout moment ; donner les titres à un enfant efface la plus-value latente.
CGI art. 200 A · CGI art. 158 · CGI art. 150-0 D
Le plan avenir climat, pour les jeunes
Jusqu’à 21 ans, un plan investi sur les marchés, bloqué cinq ans au moins et jusqu’à la majorité, aux gains exonérés.
Le plan d’épargne avenir climat s’ouvre au nom d’un enfant ou d’un jeune de moins de 21 ans résidant en France. Il reçoit au total jusqu’à 22 950 € de versements, investis dans des supports orientés vers la transition écologique. L’épargne est sécurisée progressivement à l’approche de la date de sortie choisie.
L’argent est bloqué jusqu’aux 18 ans du titulaire, et au moins cinq ans. Les gains échappent à l’impôt et aux prélèvements sociaux.
Ce que ça coûte Ouverture par les parents ; aucune garantie en capital, la valeur suit les marchés.
- Pour qui
- Les parents et grands-parents qui veulent placer pour un enfant sur dix ou quinze ans.
- Ce que ça change
- Sur une longue durée, une épargne investie a le temps de traverser les baisses. Les gains, sans impôt, reviennent entièrement au jeune.
- Peut-on revenir en arrière
- Les versements sont définitifs, et l’argent appartient à l’enfant ; il n’est disponible qu’à sa majorité et après cinq ans de plan, sauf invalidité du titulaire ou décès d’un parent.
CMF art. L.221-34-2 · Loi n° 2023-973 du 23 octobre 2023
L’avantage fiscal ne fait pas le placement
Réduction, déduction, exonération : trois aides au départ, plafonnées à 10 000 € par an pour la plupart des réductions, qui ne remplacent jamais le rendement après frais.
Une réduction d’impôt diminue l’impôt de l’année. Une déduction ne fait pas toujours disparaître l’impôt : celle du PER le reporte, car le capital issu des versements déduits est imposé à la sortie, au taux d’alors et selon le mode de sortie.
Une exonération, comme celle du PEA, ne joue que sur des gains qui existent.
Aucune des trois ne protège d’un placement médiocre. Il peut être cher en frais, bloqué longtemps, ou acheté au-dessus du marché parce que l’avantage était déjà dans le prix.
Ce que ça coûte La plupart des réductions entrent dans un plafond global de 10 000 € par an et par foyer. Les avantages se perdent si les conditions de durée ne sont pas tenues.
- Pour qui
- Tous ceux à qui l’on présente un placement d’abord par ce qu’il fait économiser d’impôt.
- Ce que ça change
- Un placement qui réduit l’impôt de 18 % et perd 20 % en sept ans laisse une perte. Un PER déduit à 30 % et imposé à 30 % à la sortie ne fait gagner que le placement de l’économie entre-temps. La comparaison avec un placement sans avantage, à rendement égal après frais, fait apparaître l’écart réel.
- Peut-on revenir en arrière
- Une réduction obtenue est reprise si l’on sort avant le délai prévu. L’impôt reporté par le PER se paie à la sortie, sauf déblocage anticipé exonéré ou décès avant liquidation.
CGI art. 200-0 A · CGI art. 163 quatervicies · CGI art. 199 terdecies-0 A
Les articles qui développent ce sujet
Techniques avancées
Ces usages des enveloppes existent dans les cabinets. Ils se calibrent avec un professionnel et ne concernent que les épargnants qui les remplissent.
Le PEA et le PEA-PME après cinq ans
Passé cinq ans, le PEA et le PEA-PME exonèrent d’impôt sur le revenu tous les gains. Ils sont cumulables jusqu’à 225 000 € de versements. Seuls les prélèvements sociaux restent, contre 31,4 % sur un compte-titres en 2026.
Les retraits ne ferment plus le plan ni n’interdisent de nouveaux versements. Le capital peut aussi se convertir en rente viagère exonérée d’impôt sur le revenu.
Ouvrir tôt, même avec 10 €, fait courir le délai.
CMF art. L221-30 à L221-32-3 ; CGI art. 157-5° bis
Le PER, sortie en capital fractionnée
Les versements volontaires et l’épargne salariale du PER se dénouent au choix en rente, en capital ou les deux, sauf option irrévocable pour la rente ; les cotisations obligatoires d’un PER d’entreprise sortent en rente. Le capital peut se retirer en plusieurs années.
La part issue des versements déduits est imposée au barème, les gains à 31,4 %. Fractionner évite de concentrer le tout dans une tranche supérieure.
Un versement déduit à 41 % puis retiré à 30 % dégage 11 points. L’inverse coûte.
CGI art. 158-5 b quinquies et 163 quatervicies
L'épargne salariale et l'abondement
Dans un PEE ou un PER d’entreprise, l’employeur peut abonder jusqu’à trois fois le versement du salarié. L’abondement est limité à 8 % du plafond de la Sécurité sociale, environ 3 850 € en 2026. La limite est de 16 % pour le PER collectif.
L’abondement, l’intéressement et la participation placés sont exonérés d’impôt sur le revenu. Ils sont soumis aux seules CSG et CRDS.
Les sommes sont bloquées cinq ans dans le PEE, et jusqu’à la retraite dans le PER collectif. Des déblocages anticipés existent, dont l’achat de la résidence principale.
C. trav. art. L3332-11 et L3332-25 ; CGI art. 81-18°
Préparer vos échanges
Avant de décider
Ces sept repères décrivent chaque enveloppe : ses plafonds, sa fiscalité et sa disponibilité, en général et à jour pour 2026.
Ce guide n’indique pas laquelle prendre : cela dépend de votre horizon, de vos revenus et de vos projets. Un professionnel vous dit ce qui convient à votre situation, et vous décidez.
À demander aux professionnels
- Pour chacun de mes projets, quelle enveloppe correspond à mon horizon ?
- Quels délais fiscaux courent sur chacune de mes enveloppes ?
- Puis-je encore déduire des versements sur un PER, plafonds reportés compris ?
Les documents à réunir
- Les relevés de vos livrets, PEA, assurances-vie et PER
- Votre dernier avis d’imposition, qui porte votre plafond PER
Deux questions sur le sujet
Les parents de Léna, 3 ans, ont ouvert un Livret A à son nom et y versent 50 € par mois.
À qui appartient cet argent ?
- À Léna
- À la banque, jusqu’à ses 18 ans
- Aux parents, qui l’ont versé
Voir la réponseMasquer la réponse
Le compte est au nom de Léna : les sommes lui appartiennent. Ses parents l’administrent jusqu’à sa majorité, dans son intérêt, et n’en disposent pas pour eux.
C. civ. art. 382 · 385
Pourquoi c’est comme ça
Les parents administrent en commun les biens de leur enfant mineur, avec la jouissance légale des revenus jusqu’à ses seize ans, ce qui leur permet de percevoir les intérêts du livret en contrepartie de la charge de son entretien, sans toucher au capital ; chacun accomplit seul les actes d’administration, ouvrir un premier livret au nom de l’enfant, en percevoir les intérêts ; ouvrir un autre livret ou un compte-titres, placer, arbitrer, retirer sont des actes de disposition, faits à deux ; et ils doivent obtenir l’autorisation du juge des tutelles pour les actes de disposition graves énumérés par la loi : vendre de gré à gré un immeuble ou un fonds de commerce de l’enfant, contracter un emprunt en son nom, renoncer pour lui à un droit, accepter purement et simplement une succession, ou accomplir un acte grave sur ses valeurs mobilières. Un retrait du livret pour financer la voiture familiale est un détournement, non un acte de gestion.
Jusqu’où ça va
À la majorité, ou à l’émancipation, les parents rendent compte de leur gestion, et l’enfant peut demander le remboursement des sommes utilisées à d’autres fins que les siennes, dans les cinq ans suivant sa majorité ; en cas de conflit entre les parents, le juge aux affaires familiales peut imposer que les fonds de l’enfant soient bloqués. Les versements des grands-parents sur le livret sont des dons manuels à l’enfant, non aux parents, non rapportables à leur succession, même si Léna y vient un jour par représentation, sauf exigence expresse du donateur, mais imputés sur la quotité disponible, s’ils dépassent le présent d’usage, et exonérés dans l’abattement de 31 865 € par grand-parent sur quinze ans. Les parents peuvent retirer pour payer les frais de scolarité, un ordinateur, un séjour linguistique, le permis : tout ce qui est pour Léna.
Ce que ça coûte vraiment
Pour les parents de Léna, 50 € par mois qui sont à elle, avec une marge entière pour choisir le support, Livret A, assurance-vie, plan d’épargne avenir climat, et pour financer ses besoins réels ; à 18 ans, elle en dispose seule, ce qui se prépare par une éducation à l’argent plus que par un blocage. Garder la main au-delà de ses dix-huit ans suppose que l’argent soit resté le leur : une assurance-vie à leur nom, dont elle ne reçoit le capital qu’au dénouement prévu ; une donation, elle, lui transfère le bien, et une clause d’emploi en encadre l’usage sans rendre aux parents la gestion, une clause d’inaliénabilité n’étant valable que temporaire, justifiée par un intérêt sérieux et légitime, et levable par le juge ; le livret à son nom, lui, est à elle dès le premier euro.
Nathan a 16 ans et 2 400 € sur un Livret A qu’il a ouvert lui-même à quinze ans, sans ses parents.
Peut-il retirer seul ?
- Oui, sauf opposition de ses parents
- Non, jamais avant 18 ans
- Oui, mais 100 € au plus par mois
Voir la réponseMasquer la réponse
Dès seize ans révolus, un mineur retire seul sur un Livret A qu’il a ouvert lui-même, sauf opposition de son représentant légal. Avant seize ans, la signature d’un parent est nécessaire.
CMF art. L.221-3
Pourquoi c’est comme ça
Les mineurs sont admis à se faire ouvrir des livrets A sans l’intervention de leur représentant légal ; ils peuvent retirer, sans cette intervention, les sommes figurant sur les livrets ainsi ouverts, mais seulement après l’âge de seize ans révolus et sauf opposition de la part de leur représentant légal ; l’opposition se notifie à la banque par écrit et bloque les retraits du mineur jusqu’à sa levée ou la majorité, sans empêcher les parents eux-mêmes de retirer pour l’enfant. Le livret jeune suit la même règle à seize ans ; avant, la signature d’un parent est requise. La règle ne s’étend pas aux autres produits : compte courant, carte de paiement, assurance-vie ou compte-titres au nom du mineur restent sous l’autorisation parentale jusqu’à dix-huit ans, et le plan d’épargne avenir climat ne se débloque avant la majorité que pour invalidité ou décès d’un parent, par le mineur lui-même dès seize ans sauf opposition, même si les banques proposent, avec l’accord des parents, des cartes à autorisation systématique.
Jusqu’où ça va
Un mineur de seize ans peut donc vider seul le Livret A de 2 400 € qu’il a ouvert, ce que ses parents ne peuvent empêcher qu’en formant opposition avant, et pas après ; l’argent est le sien, le retrait est régulier, et les parents n’ont aucun recours contre la banque. À l’inverse, le mineur ne peut pas s’endetter : un contrat de crédit signé par lui est annulable, et les parents ne répondent pas de ses dettes sauf s’ils s’engagent eux-mêmes, par caution ou co-emprunt. Un mineur peut aussi ouvrir seul un livret A dans une autre banque s’il n’en a pas, mais pas un second. À la majorité, tous les produits passent sous sa seule signature, et les parents perdent tout droit de regard, y compris sur un contrat d’assurance-vie qu’ils ont alimenté.
Ce que ça coûte vraiment
Pour les parents de Nathan, deux options : former opposition, ce qui protège 2 400 € au prix d’une défiance, ou laisser faire, en discutant avec lui de l’usage, permis, études, voyage, et en gardant les versements futurs sur un support qu’il ne retire pas seul jusqu’à dix-huit ans, assurance-vie ou plan avenir climat. À seize ans, un retrait raisonné vaut plus qu’un blocage ; à dix-huit ans, tout lui revient de toute façon. Le relevé du livret, lu ensemble, est le meilleur cours d’économie de la maison.
Les mots à connaître
Un contrat d’épargne, pas une assurance décès. On y place de l’argent, et on le retire quand on veut. Au décès, le capital va aux bénéficiaires désignés, hors succession, avec sa propre fiscalité. Après huit ans, les gains retirés bénéficient d’un abattement annuel.
Un prêt que l’assureur peut vous accorder sur votre propre contrat, si celui-ci le prévoit, sans le fermer ni déclencher d’impôt. On le rembourse plus tard, avec des intérêts ; le contrat continue de produire ses gains pendant ce temps.
Un compte pour détenir des actions, des obligations ou des fonds, sans plafond ni contrainte, mais sans avantage fiscal : les dividendes, les intérêts et les plus-values réalisées à la vente sont taxés à 31,4 % en 2026, après déduction des moins-values, sauf option pour le barème.
L’argent gardé disponible pour les imprévus, trois à six mois de dépenses selon un repère courant, sur un livret garanti. Elle évite de payer une panne ou une facture avec un crédit ou un découvert.