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Épargne & placements
3 guides, 2 situations types et 153 questions sur ce thème dans l’application.
Les guides
Ce qui change en 2026 : 10 nouveautés
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Premier salaire, première épargne
Vous gagnez votre vie depuis peu. Les livrets, le PEA, l’assurance-vie : tout le monde en parle, et vous ne savez pas par quoi commencer.
3 à 6 mois de dépenses, disponibles sur un livret — Une réserve de précaution paie l’imprévu sans crédit ni découvert. Les livrets réglementés la gardent disponible, garantie, et sans impôt sur les intérêts.
18,6 % de prélèvements sociaux sur les gains d’un compte-titres ou d’un PEA — Depuis 2026, les gains du capital mobilier supportent 18,6 % de prélèvements sociaux. Sur un compte-titres, l’impôt sur le revenu s’y ajoute : 31,4 % en tout. Dans un PEA de plus de cinq ans, seuls les 18,6 % restent.
5 ans avant qu’un PEA ne libère ses gains d’impôt — Le compteur du PEA part le jour de l’ouverture, pas du premier versement important. Un plan ouvert tôt, même avec quelques dizaines d’euros, fait courir le délai.
Je reçois une somme d’un coup
Un héritage, la vente d’un bien, une indemnité, une prime : un montant qui n’a pas de rythme mensuel arrive sur le compte, et la question n’est pas où le placer d’abord, mais ce qu’il doit faire, et pour quand.
3 à 6 mois de dépenses : le repère courant d’une réserve de précaution, avant les placements — Le repère courant est de trois à six mois de dépenses sur un livret disponible ; un crédit renouvelable coûte souvent près de 19 %, plus que ne rapporte tout placement garanti., les crédits chers soldés, le renouvelable à 19 % en premier. Ce qui reste a une date, ou n’en a pas ; c’est cette date qui décide du support.
18,6 % de prélèvements sociaux sur les gains depuis la LFSS 2026, 12,8 % d’impôt en plus hors enveloppe — Le même gain retiré d’un compte-titres, d’une assurance-vie de plus de huit ans ou d’un PEA de plus de cinq ans ne laisse pas la même somme : le calculateur « Trois enveloppes » fait le compte, abattements compris.
152 500 € par bénéficiaire : ce que l’assurance-vie transmet sans droits pour les versements avant 70 ans — Une somme placée en assurance-vie avant soixante-dix ans sort de la succession : 152 500 € par bénéficiaire désigné puis 20 %, contre 100 000 € d’abattement et le barème par la succession. Après soixante-dix ans, 30 500 € pour tous.
100 000 € tous les quinze ans par parent et par enfant : la somme reçue peut aussi repartir — Recevoir permet de donner : 100 000 € par enfant, 31 865 € par petit-enfant, sans droits, avec un formulaire 2735 ; les valeurs se figent par une donation-partage. Ce qui n’est pas donné repartira au décès, aux mêmes abattements.
Six questions pour se tester
Josiane, 68 ans, veuve, garde 40 000 € sur le fonds en euros de son assurance-vie. Il lui a rapporté 2,5 % l’an dernier et elle en est contente : « au moins, ça ne bouge pas ». L’inflation, elle, a été de 2 %.
De combien son pouvoir d’achat a-t-il vraiment augmenté en un an ?
- De 2,5 % : c’est ce que l’assureur lui a versé
- D’à peine 0,5 % : l’inflation a mangé le reste
- De rien du tout : elle a perdu de l’argent
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2,5 % affichés, 0,5 % dans la poche : le reste, c’est l’inflation qui l’a pris. Le rendement qui compte n’est pas celui du relevé, c’est celui qui reste une fois l’inflation retirée. 2,5 % de rendement moins 2 % de hausse des prix, cela donne 0,5 % de gain réel. Le capital de Josiane grossit sur le papier, mais il achète à peine plus qu’avant.
CGI art. 125-0 A
Rachid, 34 ans, technicien salarié, vient de toucher une prime de 8 000 €. Il a 1 200 € sur son compte courant, aucun autre argent de côté, et dépense environ 2 000 € par mois. Il veut tout placer en actions « pour que ça travaille ».
Quelle réserve de précaution retient-on en général avant de placer à long terme ?
- Un mois de salaire : le suivant arrive vite
- Deux ans de dépenses : on ne sait jamais
- Six mois de dépenses, soit environ 12 000 €
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Six mois de dépenses au chaud d’abord, la bourse ensuite : sa prime entière n’y suffit même pas. Avant un placement à long terme, l’usage retient une réserve immédiatement disponible couvrant au moins six mois de dépenses courantes. Pour Rachid, cela fait 12 000 € : sa prime plus son compte courant n’y arrivent pas encore. Cette réserve ne sert pas à rapporter, elle sert à ne jamais être obligé de vendre au mauvais moment.
C. mon. fin. art. L.221-1 et s.
Solène, 31 ans, et Bastien, 33 ans, gagnent 4 200 € net à deux. Ils visent un appartement avec une mensualité de 1 400 € sur 25 ans. Ils remboursent aussi une voiture, 250 € par mois. « Il nous restera 2 550 € pour vivre, c’est large », se disent-ils.
La banque va-t-elle suivre ?
- Difficilement : ils sont à 39 % d’endettement, au-dessus du plafond de 35 %
- Oui : 2 550 € de reste à vivre, c’est confortable
- Oui, car le crédit auto n’entre pas dans le calcul
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1 650 € de mensualités sur 4 200 € : 39 %. Le plafond bancaire est à 35 %, voiture comprise. Les banques calculent le taux d’endettement en additionnant toutes les mensualités de crédit, immobilier comme voiture, et en les divisant par les revenus nets. Depuis 2022, elles ne peuvent en principe pas dépasser 35 %. Solène et Bastien sont à 39 % : Les dossiers acceptés à ce niveau comportent une mensualité plus basse, un apport plus fort, ou un crédit auto déjà soldé.
Recommandation HCSF 2022 · Code de la consommation
Colette, 61 ans, et Patrice, 64 ans, possèdent leur maison (450 000 €), deux studios loués (300 000 €) et 60 000 € sur des livrets. « Plus de 800 000 €, on est tranquilles », dit Patrice. Colette voudrait aider leur fille à hauteur de 40 000 € et pense déjà au coût d’une éventuelle maison de retraite.
Leur patrimoine est-il aussi solide qu’il en a l’air ?
- Oui : la pierre ne baisse jamais vraiment
- Oui, tant qu’ils restent sous le seuil de l’impôt sur la fortune immobilière
- Pas vraiment : 93 % en immobilier, presque rien de mobilisable rapidement
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810 000 € de patrimoine, 60 000 € disponibles : le reste ne se débloque qu’en vendant un toit. Un patrimoine se juge aussi à ce qu’on peut en sortir en quelques semaines. Ici, 750 000 € sur 810 000 € sont dans des murs : au-delà de 70 % d’immobilier, les professionnels parlent d’un risque avéré de manque de liquidité. Le premier besoin imprévu obligera à vendre un studio, dans l’urgence et pas forcément au bon prix.
CGI art. 964
Fatou, 27 ans, ingénieure, gagne 60 000 € par an. Elle décide de mettre de côté 20 % de ses revenus, soit 12 000 € par an, placés à 3 % par an en moyenne, frais déduits, sans y toucher jusqu’à la retraite, dans quarante ans. Elle calcule : 40 × 12 000 = 480 000 €.
Combien aura-t-elle à l’arrivée, avant impôts ?
- 480 000 €, ce qu’elle aura versé
- Autour de 600 000 €, avec les intérêts
- Entre 800 000 € et 1 million d’euros
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Environ 905 000 €, près du double de ce qu’elle a versé. Quand les gains d’une année sont réinvestis, ils produisent à leur tour des gains l’année suivante : c’est l’effet des intérêts composés. À 3 % par an pendant quarante ans, ses 480 000 € d’apports rapportent près de 425 000 € d’intérêts, presque autant que les versements eux-mêmes. À condition que ce rendement moyen tienne sur toute la durée.
Marguerite, 58 ans, a 120 000 € sur un contrat d’assurance-vie « multisupport » : 40 % sur le fonds en euros, 60 % sur des unités de compte. Pour elle, « c’est une assurance, donc c’est garanti ».
Dans son contrat, qu’est-ce qui est réellement garanti ?
- Tout : c’est un assureur, il garantit le capital
- Seulement les 48 000 € placés sur le fonds en euros
- Rien : un contrat multisupport est un placement boursier
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Garanti, oui : 48 000 € sur 120 000 €. Les 72 000 € restants montent et descendent avec les marchés. Dans une assurance-vie, seul le fonds en euros offre une garantie du capital : ce qu’on y met ne peut pas baisser. Les unités de compte, elles, sont des parts de fonds (actions, obligations, immobilier) dont la valeur fluctue ; l’assureur garantit le nombre de parts, pas leur prix. Le mot « assurance » désigne le cadre juridique du contrat, pas une protection contre les pertes.
Règlement PRIIPS n°1286/2014 · C. ass. art. L.131-1
Les mots du thème
Un contrat d’épargne, pas une assurance décès : on y place de l’argent, on le retire quand on veut, et au décès le capital va aux bénéficiaires désignés, hors succession, avec sa propre fiscalité. Après huit ans, les gains retirés bénéficient d’un abattement annuel.
Un prêt que l’assureur vous accorde sur votre propre contrat, sans le fermer ni déclencher d’impôt. On le rembourse plus tard, avec des intérêts ; le contrat continue de produire ses gains pendant ce temps.
Un compte pour détenir des actions, des obligations ou des fonds, sans plafond ni contrainte, mais sans avantage fiscal : chaque gain est taxé à 31,4 %, sauf option pour le barème.
L’argent gardé disponible pour les imprévus, souvent trois à six mois de dépenses, sur un livret garanti. Elle évite de payer une panne ou une facture avec un crédit ou un découvert.
L’impôt à taux fixe sur les revenus du capital : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 % depuis 2026. On peut lui préférer le barème progressif, sur option, pour l’ensemble de ses revenus de capitaux.
Le support garanti d’une assurance-vie : le capital ne peut pas baisser, et les intérêts acquis chaque année sont définitivement gagnés. En contrepartie, le rendement est modeste.
Un fonds qui réplique un indice boursier, comme le CAC 40 ou un indice mondial, au lieu de choisir des actions une à une. Ses frais sont faibles, et son résultat suit celui du marché, dans les deux sens.
Des intérêts qui produisent à leur tour des intérêts, parce qu’ils restent placés. Sur quelques années, l’effet est faible ; sur trente ou quarante ans, il fait plus que doubler ce que l’on a versé.
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