Le PER et l’assurance-vie peuvent tous deux servir à préparer l’avenir. La comparaison part souvent de la date à laquelle l’argent pourrait être nécessaire. Le PER est conçu pour la retraite, avec des cas légaux de déblocage anticipé. L’assurance-vie permet en principe des rachats avant la retraite, sous réserve des particularités du contrat.
Le projet avant l’enveloppe
Si votre épargne doit peut-être financer une dépense proche, sa disponibilité compte autant que sa fiscalité. Si vous préparez un complément de revenus lointain, le raisonnement change. Dans les deux cas, les supports choisis, leurs risques et les frais ont un effet sur le résultat.
Comparer le même effort d’épargne
Imaginons un versement déductible de 5 000 € sur un PER, fait avant 70 ans et dans la limite du plafond, intégralement imputé sur des revenus imposés dans la tranche à 30 %. L’économie théorique d’impôt est de 1 500 €. Mais comparer ce PER à seulement 3 500 € placés ailleurs suppose d’expliciter ce que devient l’avantage fiscal et à quelle date il est disponible. Comparer deux versements identiques sans regarder la fiscalité de sortie serait également incomplet.
La sortie doit entrer dans le calcul
Les versements déduits sur un PER peuvent être imposés lors de leur récupération. Sur une assurance-vie, la fiscalité d’un rachat concerne sa part de gains, selon les règles applicables. Les dates, les montants et la situation du foyer comptent : une économie aujourd’hui ne suffit pas à démontrer un gain global.
Une comparaison complète envisage trois scénarios : besoin de liquidités avant la retraite, sortie progressive et sortie importante en une année. Elle confronte les montants nets, les frais et les risques, avec des hypothèses cohérentes.
Le placement qui réduit le plus mon impôt cette année est-il forcément le meilleur pour mon projet ?
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non.
Information générale sur le droit français en vigueur à la date de publication, pas un conseil personnalisé. Les situations et montants des exemples sont fictifs. Pour une décision qui vous engage, consultez un notaire, un avocat ou un conseiller en gestion de patrimoine.