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Enfants & argent

L’argent expliqué à ses enfants : 8 repères

L’argent s’apprend aussi à la maison. Entre la tirelire de 7 ans et le premier bail de 22 ans, huit étapes suffisent à donner les bons repères, et à préparer, côté parents, ce qu’on leur transmettra.

Pour quiLes parents et grands-parents d’enfants de 7 à 25 ans, qui veulent leur apprendre l’argent et préparer ce qu’ils leur transmettront.

  1. 1L’argent de pocheGratuit
  2. 2Un livret à son nomGratuit
  3. 3Le plan d’épargne avenir climatGratuit
  4. 4L’argent invisibleGratuit
  5. 5Le premier salaire, souvent sans impôtGratuit
  6. 6Le PEA jeuneGratuit
  7. 7Rattaché, seul, ou avec une pensionGratuit
  8. 8Donner des titres plutôt que de l’argentGratuit
Le guide complet, gratuit sur le site

8 points pour comprendre le sujet

1

L’argent de poche

Dès 7 ou 8 ans, une petite somme régulière apprend à choisir, à attendre, et à vivre avec une dépense regrettée.

Aucune règle légale ne fixe l’argent de poche : chaque famille décide du montant, du rythme et de ce qu’il couvre.

Donné à date fixe et d’un montant stable, il sert d’entraînement. L’enfant découvre qu’une dépense en empêche une autre, et que garder permet d’acheter plus gros. Le rythme peut passer de la semaine au mois vers 11 ou 12 ans.

Ce que ça coûte Aucune démarche. L’argent de poche ne se déclare pas et n’est pas imposable pour l’enfant.

Pour qui
Les enfants de 7 à 14 ans, et les parents qui veulent leur confier une première responsabilité.
Ce que ça change
Les montants pratiqués vont de quelques euros par semaine à davantage. La régularité pèse plus que la somme. La règle du jeu compte aussi : ce qui est dépensé ne revient pas avant la date suivante.
Peut-on revenir en arrière
Le montant et les règles s’ajustent à tout moment, en famille ; annoncés à l’avance, ils servent de repère à l’enfant.

C. civ. art. 371-2

2

Un livret à son nom

Livret A dès la naissance, livret jeune de 12 à 25 ans : l’argent est à l’enfant, les intérêts sans impôt.

Un livret au nom de l’enfant lui appartient. Ses parents le gèrent jusqu’à sa majorité, sans pouvoir s’en servir pour eux.

Avant 16 ans, un retrait demande leur accord : sur le livret jeune, l’enfant retire avec leur autorisation ; sur le Livret A, ce sont eux qui retirent. Ensuite, l’enfant retire seul sur son livret jeune, ou sur un Livret A qu’il a ouvert lui-même, sauf opposition de leur part.

Le livret jeune, plafonné à 1 600 €, rapporte au moins autant que le Livret A.

Ce que ça coûte Ouverture en agence ou en ligne, avec le livret de famille. Un seul Livret A et un seul livret jeune par personne.

Pour qui
Tous les enfants, dès la naissance pour le Livret A, et les 12-25 ans pour le livret jeune.
Ce que ça change
Les sommes reçues aux anniversaires trouvent une place sûre. Chaque année, l’enfant voit la ligne des intérêts : sa première leçon d’argent qui travaille.
Peut-on revenir en arrière
L’argent versé est définitivement acquis à l’enfant. Les parents ne peuvent pas le reprendre, et l’enfant peut leur demander des comptes à sa majorité.

CMF art. L.221-3 · CMF art. L.221-24

3

Le plan d’épargne avenir climat

Pour les moins de 21 ans, un plan investi sur les marchés, bloqué cinq ans et jusqu’à la majorité au moins, aux gains exonérés.

Le plan s’ouvre au nom de l’enfant, dès la naissance et jusqu’à ses 21 ans. Il reçoit jusqu’à 22 950 € de versements au total, investis dans des fonds tournés vers la transition écologique.

L’argent reste bloqué jusqu’aux 18 ans de l’enfant, et au moins cinq ans. En échange, les gains échappent à l’impôt et aux prélèvements sociaux.

Ce que ça coûte Ouverture par les parents ; toute la famille peut verser. Pas de garantie en capital : la valeur suit les marchés.

Pour qui
Les familles qui veulent placer à long terme pour un enfant, en acceptant des variations.
Ce que ça change
Sur dix-huit ans, une épargne investie a le temps de traverser les baisses. Les gains, sans impôt, reviennent entièrement à l’enfant.
Peut-on revenir en arrière
Les versements sont définitifs et l’argent appartient à l’enfant ; il n’est disponible qu’à sa majorité et cinq ans au moins après l’ouverture, sauf invalidité de l’enfant ou décès d’un parent.

Loi n° 2023-973 du 23 octobre 2023

4

L’argent invisible

Carte pour adolescent, achats dans les jeux à 2 ou 5 € : ce qu’un mineur peut faire seul, et comment le cadrer.

Un mineur peut accomplir seul les achats courants de son âge. Au-delà, ses parents peuvent faire annuler la vente.

Les cartes pour adolescents fonctionnent avec des plafonds fixés par les parents. Dans les jeux et les applications, les achats intégrés se bloquent par un code. Un achat non autorisé peut être contesté auprès de la boutique.

Ce que ça coûte Réglages de contrôle parental sur les appareils ; plafonds choisis avec la banque. Aucun coût particulier.

Pour qui
Les parents d’enfants de 10 à 17 ans équipés d’un téléphone, d’une console ou d’une carte.
Ce que ça change
Un relevé lu en famille, à intervalles réguliers, rend l’argent dépensé visible à nouveau. Les dépenses dans les jeux, souvent de quelques euros, se cumulent vite en dizaines.
Peut-on revenir en arrière
Les plafonds et les codes se modifient à tout moment ; un achat important fait sans accord peut être contesté.

C. civ. art. 1148

5

Le premier salaire, souvent sans impôt

Jobs d’été, apprentissage, stages : des exonérations qui protègent aussi le foyer des parents.

Les salaires des jobs étudiants et des vacances d’un élève ou d’un étudiant de moins de 26 ans sont exonérés jusqu’à trois SMIC mensuels par an. Le salaire d’un apprenti l’est jusqu’au SMIC annuel, comme la gratification d’un stage.

Rattaché au foyer de ses parents, le jeune ne fait donc en général pas monter leur impôt.

Ce que ça coûte La partie exonérée ne se déclare pas ; seule la part qui dépasse les plafonds s’ajoute aux revenus du foyer.

Pour qui
Les adolescents et étudiants qui travaillent, et leurs parents qui les rattachent à leur foyer.
Ce que ça change
Un job d’été de 2 500 € n’ajoute rien à l’impôt du foyer. Le premier salaire devient l’occasion de lire une fiche de paie : brut, net, cotisations.
Peut-on revenir en arrière
Chaque année se juge à part. Dépasser les plafonds une année ne fait pas perdre l’exonération les suivantes, tant que les conditions d’âge et d’études sont remplies.

CGI art. 81 · CGI art. 81 bis

6

Le PEA jeune

Majeur et rattaché au foyer de ses parents, de moins de 21 ans au 1er janvier, ou de 25 ans pendant ses études, un jeune peut ouvrir un PEA plafonné à 20 000 €.

Le PEA jeune fonctionne comme un PEA classique. Les placements se font en actions européennes. Les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu après cinq ans, et les prélèvements sociaux sont dus à la sortie.

Ouvrir tôt fait courir le délai de cinq ans. Quand le jeune n’est plus rattaché, le plan devient un PEA ordinaire, au plafond de 150 000 €, en gardant son ancienneté.

Ce que ça coûte Un seul PEA par personne. Sauf exceptions, retirer de l’argent avant cinq ans ferme le plan.

Pour qui
Les jeunes majeurs rattachés au foyer de leurs parents, de moins de 21 ans au 1er janvier, ou de 25 ans pendant les études, prêts à placer une petite somme sur longtemps.
Ce que ça change
Un plan ouvert à 18 ans et alimenté de 50 € par mois laisse plusieurs décennies aux intérêts composés. Il peut lui servir à apprendre l’épargne, risque de perte compris, avant son premier emploi.
Peut-on revenir en arrière
Les sommes restent disponibles, au prix de la clôture avant cinq ans ; les titres peuvent être vendus à tout moment.

CMF art. L.221-30

7

Rattaché, seul, ou avec une pension

À partir de 18 ans, trois façons de déclarer, dont le coût diffère chaque année.

Avant 21 ans au 1er janvier de l’année des revenus, ou avant 25 ans s’il poursuit des études, un jeune majeur peut rester sur la déclaration de ses parents. Il leur apporte une demi-part, ou une part entière à partir du troisième enfant à charge. Ses revenus imposables s’ajoutent alors aux leurs.

Il peut aussi déclarer seul. Ses parents peuvent alors déduire la pension qu’ils lui versent, dans une limite annuelle, s’il ne peut pas subvenir seul à ses besoins, pendant ses études par exemple ; lui la déclare comme revenu.

Ce que ça coûte Le choix se fait chaque printemps, lors de la déclaration ; il n’engage que pour l’année concernée.

Pour qui
Les parents d’étudiants et de jeunes actifs, et les jeunes qui commencent à gagner leur vie.
Ce que ça change
Selon les revenus du foyer et ceux du jeune, l’une des options coûte moins cher. Le simulateur des impôts les compare. Les aides aux étudiants dépendent parfois de ce choix.
Peut-on revenir en arrière
Chaque année, on peut changer d’option : le rattachement de l’an dernier n’engage pas l’année suivante.

CGI art. 6 · CGI art. 156

8

Donner des titres plutôt que de l’argent

Pour les parents : donner des titres, plutôt que les vendre, efface la plus-value latente si l’enfant garde les titres ou leur prix ; sans droits sous les abattements.

Chaque parent peut donner 100 000 € à chaque enfant tous les quinze ans sans droits. Avant 80 ans, il peut ajouter 31 865 € en argent à un enfant majeur.

Donner des titres, plutôt que de les vendre puis de donner l’argent, évite l’impôt sur la plus-value. Pour l’enfant, le prix d’achat devient leur valeur au jour du don.

Épargner sur un compte au nom des parents garde leur contrôle jusqu’au don.

Ce que ça coûte Un virement de titres de compte à compte, déclaré aux impôts. L’enfant doit garder la libre disposition des titres ou du prix.

Pour qui
Les parents et grands-parents qui ont un compte-titres en plus-value et veulent aider un enfant ou un petit-enfant.
Ce que ça change
Des fonds achetés 20 000 € et donnés à 60 000 € transmettent 40 000 € de gains. Une vente aurait coûté quelque 12 500 € d’impôt et de prélèvements, au taux de 2026. Le don reste sans droits sous les abattements.
Peut-on revenir en arrière
Une donation est définitive : on ne peut pas reprendre les titres. Et si le prix revenait aux parents, le fisc pourrait taxer la plus-value à leur nom.

CGI art. 150-0 D · CGI art. 779 · CGI art. 790 G

Techniques avancées

Ces techniques existent pour les familles. Elles se préparent avec un professionnel et ne sont utiles qu’au-delà d’un certain patrimoine.

Le crédit d'impôt garde d'enfants

Les frais de crèche, d’assistante maternelle ou de garderie pour un enfant de moins de six ans ouvrent un crédit d’impôt de 50 %. Il est plafonné à 3 500 € de frais par enfant en 2026, soit 1 750 € remboursés, même sans impôt.

Les aides reçues, comme le complément de libre choix du mode de garde, se déduisent d’abord.

En garde alternée, le plafond et le crédit se partagent entre les parents.

CGI art. 200 quater B

Le PEA après cinq ans

Le PEA jeune est ouvert par un majeur rattaché au foyer de ses parents, de moins de 21 ans au 1er janvier, ou de moins de 25 ans s’il étudie. Il prend date.

Cinq ans après l’ouverture, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu, quel que soit le montant retiré ensuite. Seuls les prélèvements sociaux restent dus.

Le plafond de 20 000 € passe à 150 000 € à la fin du rattachement. Le plan peut aussi se transformer en rente viagère exonérée d’impôt sur le revenu.

CGI art. 157-5° bis ; CMF art. L221-30

L'usufruit temporaire au profit d'un enfant

Des parents peuvent donner, pour quelques années, l’usufruit d’un bien locatif ou d’un portefeuille à un enfant étudiant. Les revenus sont alors imposés chez lui, à un taux faible voire nul. Ils sortent du revenu et de l’IFI des parents ; chez l’enfant, le bien compte alors en pleine valeur.

La donation se fait par acte notarié, sur une valeur de 23 % par tranche de dix ans, toute tranche commencée comptant entière.

L’enfant doit déclarer seul, ce qui fait perdre la demi-part.

CGI art. 669 II ; BOI-PAT-IFI-20-20-30-10

Préparer vos échanges

Avant de décider

Ces huit repères sont des pratiques éducatives et des règles de droit, décrites en général. Chaque enfant, chaque famille et chaque budget sont différents : l’âge, le rythme et les montants sont les vôtres.

Pour ce qui engage de l’argent, livret, contrat ou donation, un professionnel vérifie ce qui convient à votre famille.

À demander aux professionnels
  • Que leur avons-nous déjà donné, et quand nos abattements se rechargent-ils ?
  • Quels comptes ouvrir à leur nom, et qui en dispose avant leur majorité ?
Se tester

Deux questions sur le sujet

Enfants & argent

Léo, 8 ans, a besoin de nouvelles chaussures. Il veut les baskets de son idole, à 90 €, plutôt qu’une paire solide à 35 €. Ses parents lui expliquent la différence.

Les 55 € de différence, c’est…

  • Une envie
  • Un besoin, comme les chaussures
  • Une obligation de l’école
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La réponse

Avoir des chaussures est un besoin : on ne peut pas s’en passer. Avoir celles de son idole est une envie : c’est agréable, mais d’autres chaussures feraient aussi bien l’affaire. Les 55 € d’écart paient l’envie, pas le besoin. Distinguer les deux aide à décider : on couvre d’abord les besoins, puis on choisit, parmi les envies, celles qui valent vraiment leur prix.

Pourquoi c’est comme ça

La distinction besoin-envie se vérifie dans la vie des enfants : manger, dormir, se chausser, aller à l’école sont des besoins ; la marque, le modèle, la couleur sont des envies. Ce que les parents peuvent ajouter, c’est le prix de l’envie en unités que l’enfant connaît : 55 € d’écart, c’est onze semaines d’un argent de poche de 5 €, ou quatre livres, ou une sortie en famille ; l’enfant ne compare pas 90 et 35, il compare des semaines. La grille se complète vers 10 ans par une troisième catégorie, l’envie qui dure, un vélo, un instrument, et l’envie qui passe, une mode, ce qui aide à trier entre elles.

Jusqu’où ça va

Des familles appliquent une règle simple et stable : les parents paient le besoin, ici 35 €, et l’enfant paie la différence avec son argent de poche ou ses cadeaux s’il tient à l’envie ; la règle a deux effets possibles : l’enfant renonce de lui-même, ou il épargne les 55 € et prend soin de baskets qu’il a payées. La méthode des trois pots, dépenser, épargner, donner, avec des proportions choisies par l’enfant, rend visible que l’argent a plusieurs usages. Les marques, elles, misent sur l’identification à une idole ; la loi interdit la publicité trompeuse et oblige les influenceurs à signaler les partenariats, mais rien n’interdit de vendre l’envie, et c’est bien ainsi : la publicité fait partie du monde où l’enfant apprend à choisir.

Ce que ça coûte vraiment

Pour Léo, une paire à 35 € payée par ses parents aujourd’hui, et le droit d’économiser 55 € pour les baskets de son idole s’il y tient encore dans onze semaines ; s’il y arrive, elles auront une valeur que les baskets offertes n’auraient pas eue, et s’il change d’avis en route, il aura appris que les envies passent. Ce que la scène coûte aux parents : dix minutes d’explication et un peu de résistance ; ce qu’elle évite : une négociation à chaque rayon pendant dix ans.

Enfants & argent

Jade, 9 ans, reçoit 5 € d’argent de poche chaque semaine. Elle rêve d’un jeu à 30 €. Elle décide de tout mettre de côté.

Combien de semaines doit-elle attendre ?

  • 30 semaines
  • 6 semaines
  • 3 semaines
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La réponse

Chaque semaine, Jade ajoute 5 € : 10 € après deux semaines, 20 € après quatre, 30 € après six. Il lui faut six semaines. Attendre demande un peu de patience, mais permet d’acheter plus gros que ce qu’une seule semaine permet. C’est le principe de l’épargne : renoncer à dépenser tout de suite pour dépenser mieux plus tard.

Pourquoi c’est comme ça

La capacité d’un enfant à attendre a été étudiée depuis les années 1970 par l’expérience de la guimauve, où des enfants de 4 ans choisissaient entre une friandise tout de suite et deux plus tard ; sa réplication de 2018 sur un échantillon plus large a montré que l’attente prédit bien moins la réussite future qu’on ne le croyait, le milieu familial et les capacités précoces de l’enfant en expliquant l’essentiel. Six semaines d’épargne construisent chez Jade l’expérience que l’attente paie, à condition que le jeu soit encore là à la fin et que personne ne pioche dans sa boîte. À 9 ans, six semaines sont une durée longue ; les outils qui aident sont un objectif visible, une image du jeu sur la tirelire, et des paliers, la moitié, les trois quarts, fêtés au passage.

Jusqu’où ça va

Certaines familles ajoutent un bonus à l’arrivée, un euro par tranche de cinq épargnés, ou le dernier cinquième offert, ce qui reproduit le principe des intérêts : l’argent qui attend rapporte ; le dosage compte, un bonus trop gros fausse le rapport entre effort et résultat, et il s’applique mieux à un objectif défini d’avance qu’à toute épargne. L’avance sur argent de poche, à l’inverse, apprend le crédit : recevoir le jeu tout de suite et rembourser six semaines de suite, sans rien toucher ; c’est une leçon utile vers 12 ans, à condition de la nommer, avec parfois un petit intérêt, un euro, pour montrer que l’argent d’avance a un prix. Vers 11 ans, passer l’argent de poche au mois allonge l’horizon et rend le budget nécessaire.

Ce que ça coûte vraiment

Pour Jade, six semaines, un tableau à six cases, et un jeu qui vaut, à ses yeux, 30 € et six semaines ; ce qu’elle apprend vaut plus que le jeu : qu’un objectif se découpe, qu’attendre est possible, et que l’argent mis de côté ne disparaît pas. Si elle change d’avis à la cinquième semaine, c’est aussi un résultat : 25 € pour autre chose, ou pour continuer. La seule règle qui compte pour les parents est de ne pas acheter le jeu à sa place à la troisième semaine.

Le lexique

Les mots à connaître

Cotisations sociales

Ce qui est retenu sur le salaire brut, et payé en plus par l’employeur, pour financer la retraite, la maladie, le chômage. Elles ouvrent des droits ; ce n’est pas un impôt.

PEAC (plan d’épargne avenir climat)

Un plan pour les moins de 21 ans résidant en France, investi sur les marchés, bloqué jusqu’à ses 18 ans et au moins cinq ans après l’ouverture, dont les gains échappent à l’impôt. Ouvert par les parents, il reçoit jusqu’à 22 950 € de versements en 2026.

Visale

Une garantie gratuite d’Action Logement qui peut remplacer la caution des parents pour louer un logement, si le propriétaire l’accepte. En cas d’impayé, elle paie le propriétaire, puis se fait rembourser par le locataire. Elle est ouverte aux moins de 31 ans et à certains salariés.

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