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Assurance-vie : qui touchera votre argent si votre famille a changé ?

Par la rédaction d’Aket · publié le

Vous regardez peut-être chaque année la performance de votre assurance-vie. Avez-vous relu sa clause bénéficiaire ? C’est elle qui organise le versement du capital au décès de l’assuré. Une clause adaptée lors de la souscription peut ne plus correspondre à votre famille actuelle.

Les mots ont une conséquence

Une désignation par qualité, comme « mon conjoint », et une désignation nominative ne se lisent pas de la même façon. Une rédaction qui mélange un nom et une qualité peut nécessiter une interprétation. Après un divorce ou un remariage, une clause ne se réécrit pas seule : seule sa rédaction complète dit qui est désigné.

Julie a ouvert son contrat avant la naissance de son deuxième enfant. Elle se souvient d’avoir « mis les enfants », mais ne retrouve pas le texte. Seule la rédaction exacte, avec les bénéficiaires de remplacement et la répartition, dit ce que prévoit le contrat ; un souvenir ne suffit pas.

Modifier est généralement possible, avec une exception importante

Lorsque le souscripteur est aussi l’assuré, il peut en principe modifier la clause tant que le bénéficiaire ne l’a pas acceptée dans les formes légales. La modification peut se faire par avenant ou par testament. La modification peut se faire par avenant ou par testament. La modification peut se faire par avenant ou par testament. Une acceptation régulière change la situation : son accord devient nécessaire pour certaines opérations, dont la modification du bénéficiaire. Une conversation informelle ne suffit pas à caractériser cette acceptation.

Une petite liste pour relire utilement

Qui reçoit si le premier bénéficiaire est déjà décédé ? La répartition couvre-t-elle bien tout le capital ? La rédaction exprime-t-elle toujours votre intention ? Ces questions sont simples à poser à l’assureur ou au notaire, même si la réponse exige parfois une rédaction sur mesure.

Un schéma de l’application, gratuit, à manipuler ici.
Une question pour vérifier

Un changement de situation familiale dispense-t-il de relire la clause ?

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non.

Information générale sur le droit français en vigueur à la date de publication, pas un conseil personnalisé. Les situations et montants des exemples sont fictifs. Pour une décision qui vous engage, consultez un notaire, un avocat ou un conseiller en gestion de patrimoine.

Sources

Dans l’application

Des questions du quiz sur ce sujet

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En 2012, Joachim a désigné comme bénéficiaires de son assurance-vie « mes enfants Paul et Zoé ». Sa fille Lina naît en 2018. Il n’a jamais modifié la clause.

Lina recevra-t-elle une part du capital ?

  • Non, elle n’est pas nommée
  • Oui, comme son frère et sa sœur
  • Oui, grâce à sa part réservée
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La réponse

Une clause qui nomme les bénéficiaires ne vise que les personnes nommées. Paul et Zoé se partageront le capital, et Lina n’en recevra rien. La formule « mes enfants, nés ou à naître » l’aurait incluse automatiquement. Et comme l’assurance-vie échappe à la réserve, Lina ne peut pas réclamer sa part sur ce capital, sauf primes manifestement exagérées.

C. assur. art. L.132-8 · C. assur. art. L.132-13

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Hélène avait désigné sa sœur Anne comme seule bénéficiaire de son assurance-vie de 60 000 €. Anne est morte l’an dernier, et Hélène n’avait rien changé. Hélène décède à son tour ; Hugo est son fils unique.

Où vont les 60 000 € ?

  • Aux enfants d’Anne, à sa place
  • À l’assureur, faute de bénéficiaire
  • Dans la succession d’Hélène, donc à Hugo
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La réponse

Pour recevoir le capital, le bénéficiaire désigné doit être vivant au décès de l’assuré. Anne est morte avant : la désignation tombe, et ses enfants n’y ont aucun droit. Faute d’autre bénéficiaire prévu, le capital revient à la succession d’Hélène. Hugo le reçoit avec le reste de ses biens. Il est taxé comme un héritage ordinaire, sans l’abattement propre à l’assurance-vie. Une clause « à défaut, mes héritiers » aurait simplement prévu le relais.

C. assur. art. L.132-11 · C. assur. art. L.132-12

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Roland, 71 ans, veuf sans enfant, a désigné sa nièce Fanny bénéficiaire de son assurance-vie de 180 000 €. Il y a deux ans, Fanny lui a fait signer un document par lequel elle acceptait le bénéfice du contrat, enregistré chez l’assureur. Aujourd’hui, brouillé avec elle, Roland veut désigner son filleul à la place.

Peut-il changer de bénéficiaire ?

  • Oui, mais seulement par testament
  • Non, sauf si Fanny donne son accord
  • Oui : c’est son contrat, il fait ce qu’il veut
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La réponse

Non : une clause acceptée est verrouillée, et sans le « oui » de Fanny, rien ne bouge. Tant que le bénéficiaire n’a pas accepté, le souscripteur en change librement, par simple courrier à l’assureur ou par testament. Une fois l’acceptation faite avec l’accord du souscripteur, la désignation devient irrévocable. Roland ne peut plus écarter Fanny sans son consentement.

C. ass. art. L.132-9 · C. ass. art. L.132-8

Le parcours « L’assurance-vie », dans l’application

Le quiz, les guides et les calculateurs d’Aket prolongent cet article par la pratique.

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