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Famille recomposée : préparer la protection du conjoint et des enfants

Par la rédaction d’Aket · publié le

Protéger son conjoint et transmettre à ses enfants sont souvent deux objectifs simultanés. Dans une famille recomposée, tout tient à leur articulation : qui pourra habiter le logement, percevoir ses revenus, décider d’une vente et recevoir le patrimoine ensuite ?

Le régime légal ne prévoit pas toutes les intentions

Lorsqu’un défunt marié laisse au moins un enfant qui n’est pas commun au couple, le conjoint reçoit, en principe et en l’absence de dispositions modifiant ses droits, un quart de la succession en pleine propriété. Il ne dispose pas du choix légal de l’usufruit universel réservé au cas où tous les enfants sont communs.

Il faut d’abord déterminer ce qui entre réellement dans la succession, après liquidation du régime matrimonial. Un quart de la succession n’est donc pas nécessairement un quart de tout ce que le couple utilisait. La loi lui garantit toutefois de rester un an dans le logement, puis, s’il le demande dans l’année, d’y habiter sa vie durant ; la valeur de ce droit viager s’impute sur sa part. La loi lui garantit toutefois de rester un an dans le logement, puis, s’il le demande dans l’année, d’y habiter sa vie durant ; la valeur de ce droit viager s’impute sur sa part. La loi lui garantit toutefois de rester un an dans le logement, puis, s’il le demande dans l’année, d’y habiter sa vie durant ; la valeur de ce droit viager s’impute sur sa part. La loi lui garantit toutefois de rester un an dans le logement, puis, s’il le demande dans l’année, d’y habiter sa vie durant ; la valeur de ce droit viager s’impute sur sa part.

Les outils répondent à des besoins différents

Une donation au dernier vivant peut élargir les possibilités du conjoint, notamment vers l’usufruit. Elle suppose un mariage et un acte adapté. L’assurance-vie, un testament ou l’organisation de la propriété du logement peuvent aussi être examinés. Chacun de ces outils se comprend en regard des autres.

Le premier décès, puis le second

Laurent souhaite que sa femme puisse rester chez elle et que ses enfants d’une première union reçoivent ensuite son patrimoine. Donner des droits en pleine propriété et donner un usufruit n’organisent pas la même suite. Ses enfants ne sont pas, du seul fait du mariage, les héritiers légaux de leur belle-mère.

Une réunion avec un notaire peut partir d’un schéma simple : biens, propriétaires, enfants de chacun, besoins du survivant. Ce dessin rend souvent les arbitrages plus compréhensibles qu’une discussion abstraite sur la fiscalité.

Un schéma de l’application, gratuit, à manipuler ici.
Une question pour vérifier

Les enfants de mon conjoint deviennent-ils automatiquement mes héritiers parce que nous sommes mariés ?

Voir la réponseMasquer la réponse

non.

Information générale sur le droit français en vigueur à la date de publication, pas un conseil personnalisé. Les situations et montants des exemples sont fictifs. Pour une décision qui vous engage, consultez un notaire, un avocat ou un conseiller en gestion de patrimoine.

Sources

Dans l’application

Des questions du quiz sur ce sujet

La vie à 2

Patrick, remarié, a deux fils d’un premier mariage. Il meurt sans testament ni donation, en laissant 400 000 €.

Que reçoit son épouse ?

  • L’usufruit de tout, si elle le choisit
  • Un quart en pleine propriété, 100 000 €
  • La moitié en pleine propriété, 200 000 €
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La réponse

Avec des enfants d’une autre union, le conjoint n’a plus l’option pour l’usufruit. L’épouse reçoit un quart en pleine propriété, 100 000 €. Si elle vivait dans le logement et le demande dans l’année, elle a aussi le droit d’y habiter sa vie durant. La valeur de ce droit s’impute sur ce quart. Les fils reçoivent 150 000 € chacun.

C. civ. art. 757 · 764

La vie à 2

Karim, 62 ans, et Valérie, 58 ans, sont mariés depuis vingt ans. Karim a une fille, Inès, née d’un premier mariage ; le couple n’a pas eu d’enfant ensemble et n’a rien signé chez le notaire. Karim décède.

Que peut choisir Valérie dans la succession de Karim ?

  • Un quart en pleine propriété, sans autre option
  • L’usufruit de tout, ou un quart en pleine propriété
  • La moitié en pleine propriété, l’autre moitié revenant à Inès
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La réponse

Un quart en pleine propriété. Point. L’option pour l’usufruit de tout n’existe pas. Quand tous les enfants sont communs, le conjoint survivant choisit entre l’usufruit de toute la succession et un quart en pleine propriété. Dès qu’il existe un enfant d’une autre union, ce choix disparaît : le conjoint n’a que le quart. La loi protège l’enfant du premier lit contre un usufruit qui pourrait durer des décennies.

C. civ. art. 757 · C. civ. art. 1094-1 · Cass. 1re civ., 5 mars 2025, n° 23-11.430 · Cass. 1re civ., 17 janv. 2024, n° 21-20.520 · CGI art. 788 bis

La vie à 2

Martine, 58 ans, reçoit par donation au dernier vivant l’usufruit de toute la succession de son mari. Ses beaux-enfants ont 50 et 48 ans.

Que peuvent-ils demander ?

  • Rien : l’usufruit est viager
  • La conversion en rente, sauf le logement
  • La vente des biens, pour récupérer leur part
Voir la réponseMasquer la réponse
La réponse

Comme tout héritier nu-propriétaire, les beaux-enfants de Martine peuvent demander au juge de transformer en rente l’usufruit du conjoint. Le logement principal et ses meubles en sont exclus sans l’accord du conjoint.

C. civ. art. 759 · 760

Le parcours « Famille recomposée », dans l’application

Le quiz, les guides et les calculateurs d’Aket prolongent cet article par la pratique.

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