Impôts et budget : 8 repères
L’impôt se déclare une fois par an, mais se paie chaque mois ; le budget, lui, se joue à chaque prélèvement. Huit règles pour ne rien payer de trop : ni impôt, ni frais, ni crédit mal compris.
Pour quiTous les foyers : ceux qui déclarent leurs revenus, paient un prélèvement chaque mois, ou veulent que leur budget ne se perde pas en frais et en crédits.
8 points pour comprendre le sujet
La déclaration automatique
Quand tout est déjà connu, il n’y a rien à faire ; mais un loyer ou une pension oubliés coûtent des intérêts, et 10 % de majoration s’ils restent non corrigés trente jours après une demande de l’administration.
L’administration reçoit directement salaires, pensions et allocations. Si ces montants suffisent et que la situation n’a pas changé, la déclaration automatique est réputée déposée telle quelle.
Un loyer, une pension alimentaire, des frais réels, un don, une naissance ou une séparation imposent de la reprendre en ligne avant la date limite.
Ce que ça coûte Gratuit, en ligne. Les dates limites dépendent du département, entre fin mai et début juin.
- Pour qui
- Les foyers dont les revenus sont tous connus de l’administration : salariés, retraités, sans revenus fonciers ni changement de situation.
- Ce que ça change
- Un oubli, comme un don ou des frais de garde, fait perdre l’avantage correspondant. Un revenu non déclaré, à l’inverse, devra être régularisé avec des intérêts.
- Peut-on revenir en arrière
- Une correction en ligne reste possible après l’avis, de l’été à la fin novembre, puis par réclamation.
CGI art. 170
Trois taux au choix
Taux du foyer, taux individualisé pour un couple, ou taux non personnalisé pour rester discret.
Depuis septembre 2025, chaque membre d’un couple marié ou pacsé a par défaut son propre taux, qui tient compte de ses propres revenus. L’impôt total du foyer reste le même. Le couple peut choisir à la place un taux unique pour tout le foyer.
Le taux non personnalisé remplace le vrai taux par une grille qui ne dépend que du salaire. L’employeur n’apprend rien, et le contribuable verse lui-même le complément éventuel.
Ce que ça coûte Choix en ligne à tout moment, appliqué au plus tard le troisième mois suivant.
- Pour qui
- Les couples aux revenus très différents, et ceux qui préfèrent ne pas révéler leur taux à leur employeur.
- Ce que ça change
- Le total d’impôt de l’année ne change pas. Seule la répartition des prélèvements entre les mois, les conjoints ou les payeurs est modifiée.
- Peut-on revenir en arrière
- On passe du taux individualisé au taux du foyer, et inversement, d’un clic, à tout moment.
CGI art. 204 H · CGI art. 204 M
Moduler son prélèvement
Quand les revenus changent, le taux peut suivre dès maintenant, à condition d’estimer juste.
Le taux est calculé sur les revenus d’il y a un ou deux ans. Si le prélèvement estimé baisse de plus de 5 %, on peut moduler en ligne en estimant ses revenus de l’année. Une hausse peut aussi être anticipée.
Une estimation trop basse de plus de 10 %, sans raison valable, entraîne une majoration de 10 % au moins sur l’écart.
Ce que ça coûte En ligne, dans l’espace particulier. Mariage, naissance ou divorce se signalent dans les 60 jours.
- Pour qui
- Les personnes dont les revenus changent en cours d’année : congé parental, chômage, retraite, temps partiel, création d’entreprise.
- Ce que ça change
- Un prélèvement plus juste évite de faire à l’État une avance de plusieurs mois, ou de subir un gros solde l’année suivante.
- Peut-on revenir en arrière
- La modulation peut être revue à tout moment, dans un sens ou dans l’autre.
CGI art. 204 J · CGI art. 1729 G
Frais réels ou 10 %
L’abattement de 10 % est automatique ; les frais réels le remplacent quand ils sont plus élevés.
Les frais réels couvrent les trajets domicile-travail au barème kilométrique, dans la limite de 40 km par trajet sauf circonstances particulières. Ils couvrent aussi les repas pris hors du domicile, la formation ou le matériel.
Ils doivent être justifiés. Les remboursements de l’employeur s’ajoutent alors au salaire déclaré.
Ce que ça coûte Option annuelle, dans la déclaration. Justificatifs à conserver trois ans.
- Pour qui
- Les salariés qui font de longs trajets en voiture, ou qui engagent des dépenses professionnelles importantes.
- Ce que ça change
- Chaque euro de frais au-delà de l’abattement réduit le revenu imposable ; l’économie dépend du taux marginal du foyer.
- Peut-on revenir en arrière
- L’option se choisit chaque année : on peut revenir aux 10 % l’année suivante.
CGI art. 83
Réduction ou crédit d’impôt
Une réduction s’arrête à zéro ; un crédit est remboursé, même aux foyers non imposables.
Dons, frais de scolarité ou investissements donnent des réductions. La part qui dépasse l’impôt est perdue, sauf report prévu.
Emploi à domicile et garde d’enfants de moins de 6 ans donnent des crédits, remboursés au-delà de l’impôt. Une avance de 60 % des avantages habituels est versée à la mi-janvier.
Ce que ça coûte Pour les dons : 66 %, ou 75 % jusqu’à 2 000 € en 2026 pour l’aide aux personnes en difficulté. Pour la garde : 50 % de 3 500 € par enfant.
- Pour qui
- Tous les foyers qui donnent, emploient une aide à domicile ou font garder de jeunes enfants.
- Ce que ça change
- Pour un foyer peu ou pas imposable, seuls les crédits rapportent réellement. Pour un foyer imposable, les deux se cumulent, la plupart dans la limite du plafond global des niches. Les dons en sont exclus.
- Peut-on revenir en arrière
- L’avance de janvier peut être réduite ou refusée en ligne, en fin d’année. La date limite est fixée chaque année par l’administration (le 1er décembre selon la loi).
CGI art. 200 · CGI art. 200 quater B · CGI art. 199 sexdecies
Corriger une erreur
Rectifier spontanément, de bonne foi, divise par deux les intérêts de retard.
Le droit à l’erreur permet de corriger sa déclaration sans attendre un contrôle. L’impôt manquant est dû, avec un intérêt de retard de 0,20 % par mois. Cet intérêt est réduit de moitié quand la correction est spontanée et l’erreur de bonne foi. Il n’est pas dû quand l’erreur, de bonne foi, ne dépasse pas le vingtième du revenu imposable.
Une erreur en sa défaveur se corrige de la même façon, et l’excédent est remboursé.
Ce que ça coûte Correction en ligne après réception de l’avis, puis réclamation jusqu’à la fin de la deuxième année suivante.
- Pour qui
- Tous les contribuables qui découvrent un oubli ou une erreur, dans un sens ou dans l’autre.
- Ce que ça change
- Corriger tôt limite les intérêts ; attendre un contrôle expose à une majoration en plus de l’intérêt entier.
- Peut-on revenir en arrière
- Une réclamation rejetée peut être contestée devant le tribunal administratif.
CGI art. 1727 · LPF art. R*196-1
Les frais bancaires plafonnés
Commissions d’intervention limitées à 8 € par opération et 80 € par mois.
Les frais facturés quand le compte ne permet pas une opération sont encadrés.
Pour les clients en fragilité financière, repérés par la banque, neuf frais d’incident, dont les commissions d’intervention et les rejets, sont plafonnés à 25 € par mois en tout. Une offre spécifique, à 3 € par mois au plus, doit leur être proposée ; ceux qui la souscrivent ont un plafond plus bas pour ces neuf frais, 20 € par mois et 200 € par an.
Le changement de banque est facilité par un service de mobilité gratuit.
Ce que ça coûte Plafonds légaux. Réclamation auprès de la banque, puis du médiateur bancaire, gratuit.
- Pour qui
- Les clients dont le compte passe régulièrement dans le rouge, et ceux dont les revenus sont faibles ou irréguliers.
- Ce que ça change
- Sur une année difficile, les plafonds peuvent éviter plusieurs centaines d’euros de frais, qui aggravent sinon le découvert.
- Peut-on revenir en arrière
- Des frais prélevés au-delà des plafonds peuvent être réclamés et remboursés.
CMF art. L.312-1-3 · CMF art. R.312-4-1 · CMF art. L.312-1-7
Crédit conso et paiement fractionné
14 jours pour renoncer, et à partir du 20 novembre 2026, le trois fois sans frais devient un crédit.
Tout crédit à la consommation laisse 14 jours pour se rétracter.
À partir du 20 novembre 2026, les paiements fractionnés relèveront des mêmes règles, même gratuits et courts : information et vérification de la solvabilité. Seuls restent dehors les paiements différés sans frais que le vendeur accorde lui-même, sans organisme de crédit, à régler en cinquante jours au plus, ou quatorze pour une grande entreprise vendant en ligne.
Un dépassement de découvert qui se prolonge plus de trois mois oblige la banque à proposer un autre type de crédit.
Ce que ça coûte Rétractation gratuite par formulaire. Le TAEG, obligatoire, permet de comparer les offres.
- Pour qui
- Tous ceux qui achètent à crédit, en magasin ou en ligne, ou dont le compte reste souvent à découvert.
- Ce que ça change
- Plusieurs petits crédits cumulés pèsent autant qu’un gros. Additionner les échéances donne le vrai poids sur le budget du mois.
- Peut-on revenir en arrière
- Un crédit peut être remboursé par anticipation, avec des indemnités limitées par la loi.
C. consom. art. L.312-19 · C. consom. art. L.312-93 · Ordonnance n° 2025-880 du 3 septembre 2025
Les articles qui développent ce sujet
Techniques avancées
Ces choix déclaratifs existent pour tous les foyers. Ils se calculent avec un professionnel ou un simulateur, et ne changent rien pour beaucoup.
Le taux individualisé
Depuis septembre 2025, un couple marié ou pacsé est prélevé par défaut à un taux individualisé. L’impôt du foyer ne change pas, mais il est réparti selon les revenus de chacun. Celui qui gagne 2 000 € et celui qui gagne 6 000 € ne subissent plus le même taux.
Le couple peut revenir au taux commun sur demande. Le taux individualisé ne modifie ni les parts ni les réductions.
CGI art. 204 M
La déduction des frais réels
Les frais réels réduisent davantage le revenu imposable quand ils dépassent ce que retire l’abattement : 10 % du salaire, avec un minimum de 509 € et un plafond de 14 555 €. Les allocations et remboursements de frais de l’employeur s’ajoutent alors au salaire déclaré. Des trajets de quelques dizaines de kilomètres par jour peuvent suffire.
Le barème kilométrique s’applique selon la puissance du véhicule, plafonnée à 7 CV. Il est majoré de 20 % pour un véhicule électrique. S’y ajoutent les repas hors domicile, le télétravail, la formation et une double résidence justifiée.
Les justificatifs se conservent trois ans. L’option se fait par salarié, non par foyer.
CGI art. 83-3° ; BOI-RSA-BASE-30-50-30-20
La garde alternée et les parts
En résidence alternée, chaque parent compte l’enfant pour un quart de part au lieu d’une demi-part, pour chacun des deux premiers enfants. Les crédits d’impôt liés à l’enfant se partagent.
Aucune pension alimentaire n’est déductible entre les parents, sauf si l’un assume à titre principal la charge de l’enfant.
La résidence de l’enfant se fixe selon son intérêt, par la convention des parents ou par le juge, et non pour l’impôt. Le partage fiscal suit cette résidence et la charge réellement assumée par chacun.
CGI art. 194 et 156 II 2°
Préparer vos échanges
Avant de décider
Ces huit repères décrivent les règles fiscales et les mécanismes de budget en général, à jour pour 2026. Votre foyer, vos revenus, vos charges et vos crédits d’impôt en changent l’application.
Ce guide informe. Votre avis d’imposition fait foi, et l’administration ou un professionnel répond aux cas particuliers.
À demander aux professionnels
- Quels frais, dons et crédits d’impôt puis-je faire valoir dans ma situation ?
Les documents à réunir
- Votre dernier avis d’imposition
Deux questions sur le sujet
Sarah, 34 ans, gagnait 3 000 € brut par mois. Elle est licenciée après deux ans dans l’entreprise.
Quelle allocation brute par mois ?
- Environ 1 690 €
- Environ 2 400 €
- Environ 1 200 €
Voir la réponseMasquer la réponse
Sarah a gagné 72 000 € sur deux ans, soit 730 jours calendaires. Son salaire journalier de référence est donc de 98,63 €. Son allocation vaut 57 % de ce salaire, soit 56,22 € par jour : c’est la formule la plus favorable pour elle. Sur un mois de trente jours, cela fait 1 687 € brut, environ 1 600 € net.
Règlement d’assurance chômage art. 14 · 15
Pourquoi c’est comme ça
France Travail part d’un salaire journalier de référence. Il additionne les salaires bruts des 24 derniers mois, ou 36 pour les 55 ans et plus, primes comprises mais sans les indemnités de rupture.
Cette somme est divisée par le nombre de jours calendaires de la période. Les jours non travaillés y entrent, dans la limite d’un plafond.
Pour Sarah, deux années à 3 000 € brut font 72 000 € sur 730 jours, soit 98,63 € par jour.
L’allocation journalière retient la plus élevée de deux formules. La première donne 57 % du salaire journalier, soit 56,22 €.
La seconde donne 40,4 % plus une partie fixe de 13,18 €, soit 53,03 €. L’allocation ne peut être ni inférieure à 32,13 €, ni supérieure à 75 % du salaire journalier.
Depuis avril 2025, elle est payée chaque mois sur une base de trente jours, quel que soit le mois : 1 687 € brut.
Une retenue de 3 % du salaire journalier finance la retraite complémentaire. La CSG-CRDS s’applique au-delà d’un seuil, ce qui laisse environ 1 600 € net.
Jusqu’où ça va
L’allocation est imposable, et France Travail la prélève à la source. Elle valide un trimestre de retraite par cinquante jours, et des points Agirc-Arrco calculés sur le salaire de référence.
Certains allocataires voient leur allocation baisser de 30 % à partir du septième mois, avec un plancher. Cela vise les moins de 55 ans dont le salaire dépassait environ 4 900 € brut par mois en 2026, pas Sarah.
Le versement commence après un délai d’attente de sept jours et un différé congés payés. En cas d’indemnité supralégale, un différé spécifique s’ajoute, jusqu’à 150 jours.
Une démission ne donne rien, sauf projet de reconversion validé ou démission légitime. Depuis septembre 2026, une rupture conventionnelle ouvre des droits d’une durée plafonnée plus bas.
Si Sarah reprend une activité partielle, le montant se recalcule.
Ce que ça coûte vraiment
Sarah touchera environ 1 600 € net par mois, contre près de 2 350 € nets de salaire. Elle perd près d’un tiers de son revenu.
Sur dix-huit mois de droits au plus, cela fait de l’ordre de 13 000 € à trouver. Ils viendront de sa réserve, de ses dépenses ou d’une reprise d’activité partielle.
Cette activité se cumule avec l’allocation, réduite de 70 % du salaire repris.
Sa mutuelle d’entreprise la suit gratuitement douze mois, et ses trimestres de retraite continuent. Son taux de prélèvement, calculé sur son ancien salaire, se module à la baisse en ligne dès le premier mois.
Marc, 40 ans, a travaillé sans interruption pendant vingt ans avant son licenciement.
Sa durée d’indemnisation maximale ?
- 12 mois
- 18 mois
- 36 mois
Voir la réponseMasquer la réponse
Avant 55 ans, Marc est indemnisé dix-huit mois au plus. La durée dépend des vingt-quatre derniers mois et de l’âge, pas de l’ancienneté. On compte les jours calendaires du premier au dernier contrat, multipliés par 0,75. Ses vingt ans de travail ne comptent ni pour la durée ni pour le montant.
Règlement d’assurance chômage art. 9
Pourquoi c’est comme ça
La durée d’indemnisation compte les jours calendaires entre le premier jour du premier contrat et le dernier jour du dernier contrat. On regarde les 24 derniers mois, ou 36 mois pour les 55 ans et plus.
Les jours non travaillés au-delà d’un plafond sont retirés. Depuis février 2023, le résultat est multiplié par 0,75 quand le taux de chômage est inférieur à 9 % : la durée baisse d’un quart.
Elle ne peut descendre sous 182 jours. Avant 55 ans, elle ne peut dépasser 548 jours, soit dix-huit mois.
Le plafond passe à 685 jours, soit 22,5 mois, de 55 à 56 ans. Il atteint 822 jours, soit 27 mois, à partir de 57 ans, l’âge étant apprécié à la fin du contrat.
Marc a 730 jours d’emploi continu dans les 24 mois, soit 548 jours après coefficient : le plafond. Ses vingt ans d’ancienneté n’ajoutent rien, car la période de référence ne remonte pas au-delà de deux ans.
Jusqu’où ça va
L’ancienneté de Marc compte ailleurs, d’abord dans l’indemnité légale de licenciement. Elle vaut un quart de mois de salaire par année jusqu’à dix ans, puis un tiers.
Pour vingt ans à 3 000 € brut, cela fait environ 17 500 €, souvent majorés par la convention collective. L’indemnité est exonérée d’impôt au moins à hauteur du légal ou conventionnel.
Seule la part qui dépasse l’indemnité légale entre dans le différé spécifique. L’ancienneté compte aussi dans le préavis, deux mois après deux ans, et dans les trimestres de retraite.
À la fin des droits, un allocataire qui a retravaillé au moins 130 jours ou 910 heures pendant l’indemnisation recharge une nouvelle période.
À l’âge légal de départ, après un an d’indemnisation, les droits sont maintenus jusqu’à la retraite à taux plein, sous conditions. La durée se consomme par jours indemnisés : elle s’allonge donc si l’on reprend une activité.
Ce que ça coûte vraiment
Marc touchera 548 jours d’allocation, de l’ordre de 30 000 € brut pour un ancien salaire de 3 000 €. S’y ajoutent au moins 17 500 € environ d’indemnité légale, exonérée.
Il a dix-huit mois pour retrouver un emploi ou se former, l’allocation étant maintenue pendant une formation validée.
Après 40 ans, seul l’âge allonge la durée : 22,5 mois à 55 ans, 27 mois à 57. Le rechargement par une activité reprise le permet aussi.
Ses vingt ans ne sont pas perdus. Ils se retrouvent dans l’indemnité et dans sa retraite, pas dans l’allocation.
Les mots à connaître
La manière dont l’impôt sur le revenu se calcule : par tranches, chaque taux ne s’appliquant qu’à la part du revenu qui se trouve dans sa tranche. Entrer dans une tranche plus haute n’applique son taux qu’à la part du revenu située dans cette tranche, jamais à l’ensemble.
Un avantage fiscal remboursé même quand on ne paie pas d’impôt, à la différence d’une réduction, qui s’arrête à zéro. La garde des jeunes enfants ou l’emploi à domicile en ouvrent.
Un décile est l’une des neuf marques qui découpent la population en dix groupes de même taille, du plus modeste au plus aisé. Sous le premier décile se trouvent les 10 % les moins dotés. Au-dessus du neuvième, les 10 % les mieux dotés. Entre les deux, la médiane coupe la population en deux moitiés.
Une somme retirée du revenu avant de calculer l’impôt : une pension alimentaire versée, un versement sur un plan d’épargne retraite. Son effet dépend du taux marginal : plus on est imposé, plus elle rapporte.